Histoire et Patrimoine

 

Amateurs d’histoire locale ou de généalogie, vous trouverez ici de nombreuses sources d’informations. N’hésitez pas à nous contacter si vous détenez des informations complémentaires concernant ce patrimoine. Vous pouvez également consulter le site Internet des Archives départementales qui délivre quelques conseils pour effectuer des recherches et consulter les sources numérisées.

 

EGLISE SAINT-CYBARD de ROULLET

L’église paroissiale de Roullet est l’une des plus belles de l’Angoumois. Commencée dans les premières années du XIè siècle, l’église visible aujourd’hui date du XIIè siècle. Elle était rattachée à l’abbaye de Saint-Cybard d’Angoulême, qui a donné à l’église son vocable. Elle a été construite à trois reprises différentes et immédiatement achevée après la construction de la cathédrale d’Angoulême, dont elle a presque copié la façade. Constituée d’une nef unique sans transept et d’un chevet très profonds, avec deux travées droites, la nef est couverte de trois coupoles sur pendentifs.
Le clocher foudroyé en 1872, créant d’important dommages dans le chœur et la nef, a été reconstruit intégralement de 1874 à 1876 sous la direction de Paul Abadie (fils).
A l’intérieur, une pierre porte l’inscription suivante : "In festivitate sancti Geraldi ecclesia dedicata", donne la date de sa création.
Cette église est un des rares exemples d’édifice à coupoles, ce qui en fait l’un des premiers édifices religieux à être inscrit sur la première liste des Monuments historiques en 1840.

 

EGLISE SAINT ESTIENNE DE SAINT-ESTEPHE

Saint Estienne fut le premier martyr de la chrétienté, il mourut lapidé en l’an 34 .
La construction de l’église Saint Estienne de Saint-Estèphe a débuté à la fin du onzième siècle et au douzième siècle à l’époque de l’art Roman, la Nef en est le témoin bien conservé. A cette époque, la nef n’était pas voutée, mais simplement recouverte d’une charpente. La construction de l’église s’est poursuivie aux treizième et quatorzième siècle à l’époque de l’art gothique. C’est entre ces deux périodes qu’on a donné à l’édifice un berceau en maçonnerie afin d’éviter les incendies.
Au seizième siècle, les guerres de religions faisaient rage. Ce fut une époque de grande désolation avec ces pillages d’église dont St Estèphe, ne fut pas épargnée. Dans la travée sous coupole, se trouve une porte donnant accès à un escalier menant au clocher qui, en cas d’attaque, permettait de s’y réfugier Le chœur de l’église est couvert d’une voûte dite « angevine », les colonnes sont couronnées de chapiteaux gothiques, décorés de feuilles de chêne dont l’église Saint-Estienne est le premier exemple.
Dès le milieu du treizième siècle, la décoration de feuilles de chêne deviendra commune. A l’intérieur de l’église se trouve une petite porte, dont la légende dit qu’elle serait la porte des morts. Peut-être faisait-on passer les cercueils par cette petite porte donnant accès directement au cimetière, pendant que les personnes présentes passaient par la grande porte , dite la porte des vivants .
A l’intérieur de l’église, on peut voir également la cuve baptismale, incrustée dans le mur. A l’extérieur, la façade se compose d’un simple mur surmonté d’un pignon. Au dessus de la retombée du pignon, à chaque angle on remarque deux médaillons du seizième siècle, aux têtes énigmatiques Il pourrait s’agir du soleil au sud et de la lune au nord, mais il n’y a pas de certitude.
Une flèche conique terminée par une croix couronne l’élégante tour du clocher.

 

LES CHAUMES DU VIGNAC - LE SITE DES MEULIERES de CLAIX

Point de vue remarquable sur la campagne avoisinante, cet espace protégé dévoile aux visiteurs une flore étonnante sur un plateau ponctué de fosses de différentes dimensions.
Celles-ci abritent les restes de plusieurs meules, entières, brisées ou ébauchées qui vous content l’histoire très ancienne des Meulières de Claix.
Les fouilles archéologiques menées en 2008 révèlent un site meulier exploité dès la fin de l’Antiquité ou plus certainement dès l’époque mérovingienne, jusqu’au XIXème siècle.
Le succès du calcaire de Claix tient à 2 caractéristiques : sa qualité et sa couleur. Composé en surface de petites crevasses formées par les coquillages fossiles, ce calcaire confère l’abrasivité suffisante pour moudre les céréales. C’est surtout sa blancheur qui est appréciée par les meuniers car la farine de froment n’est pas salie par la poussière.
Jusqu’au milieu du XIXè siècle, les meules blanches de Claix sont vendues à des centaines de kilomètres à la ronde, acheminées par la route ou par les gabares naviguant sur la Charente.
Concurrencées par l’arrivée sur le marché de meules en pierre plus dure, l’exploitation périclite puis s’arrête avant 1850. Seule l’extraction de pierres de taille semble se maintenir pendant quelques années sur le bord nord-ouest du plateau.
Après de longues années d’abandon total, la mise en valeur du plateau par le Conservatoire d’espaces naturels permet aujourd’hui aux promeneurs de découvrir un site admirable et riche en biodiversité, façonné par l’homme depuis plus de quinze siècles.